Rétrospective : le Canada aux Championnats du monde de rugby en fauteuil roulant de 2026
September 21, 2026Les Championnats du monde de rugby en fauteuil roulant de 2026 ont réuni l’élite mondiale à São Paulo, le Canada étant représenté tant sur le terrain qu’à plusieurs postes clés tout au long du tournoi.
Les Championnats du monde de rugby en fauteuil roulant de 2026 ont réuni l’élite mondiale à São Paulo, le Canada étant représenté tant sur le terrain qu’à plusieurs postes clés tout au long du tournoi.
L’équipe du Canada a terminé septième sur douze nations, enregistrant trois victoires et cinq défaites en huit matchs. Elle a connu un tour préliminaire difficile, évoluant dans une poule qui comprenait les futurs médaillés d’or et d’argent, l’Australie et les États-Unis.
Ce tournoi a constitué une expérience précieuse pour une équipe canadienne qui continue de se développer en vue des Jeux olympiques de Los Angeles de 2028. Cinq athlètes ont fait leurs débuts en Championnat du monde à São Paulo : Reese Ketler, Maxime Drolet-Gauthier, Rio Kanda Kovac, Yanick Racicot et Austin MacLellan. Il s’agissait également des premiers Championnats du monde de Trevor Hirschfield en tant qu’entraîneur en chef.
« En repensant à ces Championnats du monde, je suis particulièrement fier de la détermination, de la ténacité et du cœur dont cette équipe a fait preuve tout au long du tournoi », a déclaré Hirschfield, qui poursuit : « C’est l’un des meilleurs rugby que nous ayons joué depuis que j’ai pris mes fonctions d’entraîneur en chef : nous avons respecté le plan de jeu et fait preuve d’une excellente cohésion et d’une grande confiance sur le terrain. »
Hirschfield a cité les matchs du Canada contre le Danemark, la Grande-Bretagne et le Brésil comme exemples de la progression du groupe tout au long du tournoi.
« Sans doute considérée comme l’outsider dans ces rencontres, cette équipe a démontré qu’elle était capable de pratiquer un rugby calculé et combatif », a-t-il ajouté.
Le tournoi a également été marqué par des distinctions individuelles remportées par des athlètes canadiens. Cody Caldwell a été nommé « Meilleur de sa catégorie » dans la classification 2.0 et a été désigné « Meilleur joueur du match » lors de la rencontre opposant le Canada à la Nouvelle-Zélande. Austin MacLellan a mené l’équipe au nombre d’essais marqués avec 114 essais en huit matchs, tout en étant désigné « Meilleur joueur du match » contre les Pays-Bas lors du tour préliminaire. Travis Murao a quant à lui été nommé « Meilleur joueur du match » lors de la dernière rencontre du Canada, contre les Pays-Bas.
Pour les nouveaux athlètes canadiens participant à ces Championnats du monde, cette expérience a constitué une occasion importante de concourir au plus haut niveau et d’acquérir l’expérience internationale qui contribuera à façonner la prochaine étape de leur carrière.
« Nos recrues ont pu acquérir l’expérience de match nécessaire pour renforcer leur confiance et prendre conscience de la valeur de tout l’entraînement assidu qu’ils ont fourni », a déclaré Hirschfield, qui enchaîne : « Ces rencontres ont constitué de formidables expériences d’apprentissage pour l’équipe en vue de Los Angeles 2028. »
La présence du Canada aux Championnats du monde s’est étendue bien au-delà de l’effectif de l’équipe nationale. En effet, Kevin Bowie et Pierre Alexandre Brière ont représenté le Canada en tant qu’arbitres, M. Brière ayant été désigné pour arbitrer la finale pour la médaille d’or. De plus, Chantal St-Pierre a occupé le poste de commissaire de match tout au long du tournoi.
Le Canada était également représenté au sein de l’équipe de classification, avec Paul Easton en tant que classificateur en chef et Julie Bakke en tant que classificatrice. L’expertise canadienne en matière d’entraînement a également été mise à l’honneur sur la scène internationale, Dave Willsie ayant occupé le poste de co-entraîneur de l’équipe de France.
Alors que le programme canadien se tourne vers Los Angeles 2028, les enseignements et l’expérience tirés de São Paulo constitueront un élément important de ce parcours.
« Nous avons nos propres normes au sein du programme, et la discipline dont font preuve ces athlètes, leur persévérance et leur volonté de surmonter les obstacles suscitent un réel enthousiasme pour l’avenir », a déclaré M. Hirschfield.
Pour le Canada, les Championnats du monde de 2026 ne se résumaient pas simplement au résultat final. Ils ont aussi constitué l’occasion de tester un groupe en pleine progression face aux meilleurs athlètes mondiaux, de permettre à de nouveaux athlètes de découvrir pour la première fois la compétition dans le cadre des Championnats du monde et de continuer ainsi à poser les bases du prochain cycle paralympique.


