Le vétéran Yanick Racicot s’apprête à disputer ses premiers Championnats du monde
August 6, 2026Lorsque Yanick Racicot a découvert le rugby en fauteuil roulant en 2011, il cherchait simplement un nouveau défi. Déjà joueur de basket-ball en fauteuil roulant, il a découvert le rugby après avoir vu à la télévision Trevor Hirschfield, ancien capitaine de l’équipe et actuel sélectionneur de l’équipe du Canada.
Lorsque Yanick Racicot a découvert le rugby en fauteuil roulant en 2011, il cherchait simplement un nouveau défi.
Déjà joueur de basket-ball en fauteuil roulant, il a découvert le rugby après avoir vu à la télévision Trevor Hirschfield, ancien capitaine de l’équipe et actuel sélectionneur de l’équipe du Canada.
« J’ai vu T-Bone (Hirschfield) dans une publicité à la télévision. Je me suis dit : “Ça a l’air cool. Je veux essayer ça.” »
Racicot a contacté Parasports Québec, qui l’a mis en relation avec son club local à Montréal.
« Après mon premier entraînement, je me suis dit : “Bon, je suis plutôt doué pour ça. Ou alors, je pourrais le devenir.” Alors j’ai continué. »

Cinq mois plus tard, à 21 ans, il a décroché une place au sein de l’équipe nationale. Au cours des 14 années qui ont suivi, Racicot est devenu un pilier du programme national canadien, participant régulièrement au programme de développement et contribuant à faire connaître le rugby en fauteuil roulant au Canada.
Pour de nombreux athlètes montréalais, Racicot a été l’une des premières personnes qu’ils ont rencontrées lorsqu’ils sont venus s’essayer au rugby en fauteuil roulant. Parmi eux figuraient ses coéquipiers actuels de l’équipe du Canada : Maxime Drolet-Gauthier, Anthony Létourneau, Jean-Philippe Côté-Nadon, Jean-François Huneault et Mélanie Labelle.
« J’étais présent à tous leurs premiers entraînements, je leur montrais les ficelles du métier et je leur disais : “Vous pourriez être bons dans ce sport si vous y consacrez du temps sur le terrain.” Aujourd’hui, ils font tous partie des équipes nationales », se souvient Racicot.
Racicot a été témoin direct de l’essor du rugby en fauteuil roulant à Montréal, le programme ayant évolué grâce au développement et à l’implication d’un nombre croissant d’athlètes de l’équipe nationale au fil des ans. Aujourd’hui, la ville est devenue une plaque tournante majeure du rugby en fauteuil roulant de haut niveau.
« C’est vraiment génial. Ça a permis d’améliorer la qualité du jeu à Montréal. Les entraînements sont mieux organisés, les joueurs savent ce qu’ils ont à faire, et cela inspire les nouveaux venus qui s’entraînent avec nous. »
Même après plus d’une décennie au sein de l’équipe du Canada, ce joueur de trente-cinq ans n’a jamais cessé d’apprendre de ceux qui l’entourent. Tout au long de sa carrière, il s’est tourné vers des vétérans tels que Mike Whitehead, Garett Hickling, Jared Funk et Patrice Simard, leur posant des questions et apprenant à leurs côtés.
« Ils possèdent un savoir et une expérience immenses. Je les ai toujours admirés et je leur ai posé autant de questions que possible. »
Racicot cite également les anciens capitaines de l’équipe, Patrice « Pico » Dagenais et Trevor Hirschfield, comme faisant partie des figures qui ont le plus marqué sa carrière ;
« Ils ont eu une grande influence sur mon parcours. En tant que coéquipiers et en tant que personnes sur lesquelles je pouvais compter, ils ont su m’aider à évacuer le stress lorsque j’étais sur le terrain. Ils m’ont donné confiance en moi. »
Malgré des années passées à représenter le Canada et à contribuer au programme national, un objectif majeur restait hors de portée.
São Paulo marquera la première participation de Racicot aux Championnats du monde de rugby en fauteuil roulant.

Après avoir manqué la sélection pour les Jeux paralympiques de Paris de 2024, décrocher une place dans l’équipe canadienne pour les Championnats du monde est l’aboutissement de plus d’une décennie d’efforts.
« J’étais déçu de ne pas avoir été sélectionné pour Paris. Mais maintenant, j’ai le sentiment d’avoir de bonnes chances pour Los Angeles. Je vais continuer à travailler dur pour mériter ma place, même si je suis déjà là. Rien n’est acquis. »
Depuis plus d’une décennie, Racicot contribue au développement du rugby en fauteuil roulant à Montréal tout en représentant le Canada sur la scène internationale. En août prochain, il franchira une nouvelle étape importante de ce parcours en faisant ses débuts tant attendus aux Championnats du monde aux côtés de nombreux athlètes qu’il a


